Hedy Lamarr

« Chansons fortes, lettrées, diagonales, stimulantes riches en images de fiction. » Bertrand Dicale

« NOTRE GROUPE S’APPELLE HEDY LAMARR »

Reportage, création radiophonique par Sophie Réthoré, Phonurgia Nova



Joie du souffle, esprit d’invention et de résistance, symbiose piano voix. 

Après un premier album de chansons électro, repéré par le label Underground La Souterraine en 2018 (Dans les bras d’un oranger), Hedy Lamarr prépare pour 2020 un album éponyme piano voix où il sera beaucoup question de s’embrasser « Quand même et même ».

Au départ, une rencontre en 2013 entre Thézame Barrême et Abdul Jaba. Une librairie, Arles. Elle a levé les yeux de son livre, il s’est remis au piano acoustique, électrique. À l’arrivée, sous le nom de groupe Hedy Lamarr, un cabinet de curiosités poétique, inventif, résistant. La joie du souffle, l’extravagance des survivants. À l’arrivée, sous le nom d’Hedy Lamarr, un premier album de chansons électro.

Le nouvel album du groupe Hedy Lamarr est “une promesse de dernière pluie” très inspirée des retours et du temps passé sur scène. Un geste tendre et tendu qui se précise de concerts en concerts : cafés citoyens, librairies, théâtres de poche, residences, festivals de littérature ou de poésie (Arles se livre, Expoésie, Livre Paris), églises, expos d’art plastique, musées. Et salles de musique actuelle bien-sûr, au fil des coups de cœur (Forum Léo Ferré) et des premières parties comme Melismell ou La Rue Kétanou.

Le groupe Hedy Lamarr fait corps de toutes les rencontres. Réelles, imaginaires, chacune compte.

En particulier, celle survenue au hasard avec la « vraie » Hedy Lamarr d’où le duo groupe tire son nom.  Une star hollywoodienne, poète inventrice perchée, dont le « masque », la silhouette, la vie et l’esprit ont inspiré toutes sortes d’héroïnes féminines : Wonder Woman, Blanche Neige, Cat Woman, le robot androïde «réplicante » de Blade Runner. Ni jamais tout à fait la même, ni tout à fait une autre, on retrouve Hedy Lamarr en esclave moderne, en amazone vigoureuse et puissante, en princesse des bois naturiste, en génie visionnaire au cerveau surdimensionné, en bombe sexuelle féministe. Exilée, tombée un temps dans l’oubli, on sait maintenant le rôle joué par Hedy Lamarr dans la révolution des télécommunications : celui d’avoir, avec la complicité de son ami pianiste Georges Antheil, inventé le GPS et le wifi. Après être entrée en résistance durant la deuxième guerre mondiale, voici qu’à nouveau, dans un monde qui brûle de tous côtés, Hedy Lamarr inspire un groupe de musiciens des années 20, 2020.

Thézame Barrême // Poète, écrivain, chant, textes, composition // Abdul Jaba  – issu du groupeKourakine// Homme de radio, piano, machines, arrangements, son //

Crédit photo : Ann Canta-Corsini

Titres album éléctro

1. J’ai dormi 2. Un je-ne-sais-quoi et presque-rien 3. Près du radiateur 4. Dans les bras d’un oranger 5. Jane Doe 6. Ils ne savaient pas 7. Blanche, la nuit 8. Pas là, pas loin 9. Hier, au téléphone 10. Dans la ville d’Arles 11. Assieds-toi au soleil 12. Entre la nuit et nous 13. Non anniversaire

Dans les bras d’un oranger

Écoutez l’album d’Hedy Lamarr

Travail scénique avec Juliette Solal

Titres piano voix

1. J’ai dormi 2. Dans la ville d’Arles 3. Près du radiateur 4. Ils ne savaient pas 5. N’importe où pourvu que ce soit loin 6. Les courants d’air 7. Entre la nuit et nous 8. Le corset 9. Sur les doigts de vos mains 10. Hedwig Eva Maria Kiesler 11. Non anniversaire

Première partie de La Rue Ketanou Cargo de Nuit a Arles
15 février 2019 // Bruno Rascao

« Excellent album ! Aux confins de la chanson et de la littérature » Mélodies fortes, rythmiques pures. La voix est belle, la langue aussi – Un objet musical singulier – Frais, sensible, chaleureux, vibrant – La folie d’Higelin, un quelque chose de Lhasa – De la poésie grandeur nature pleine d’émotion contenue, partagée – Un film, une photo d’époque. On s’y reconnaît – Un je-ne-sais-quoi du genre humain, un je-ne-sais-quoi de clandestin – Un non anniversaire, la joie d’un retour sur terre après la fin du monde – Comme si le temps pouvait s’arrêter, comme si le temps pouvait s’excuser – Boire à la santé de la Voie lactée, les lèvres mouillées par la soif de l’autre – La langue était sale sur les bancs ! C’est bon ça ! – C’est ce qu’il manque à la chanson française

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